Karel Van Wijnendaele est né comme Karel Steyaert. Il est le pionnier du cyclisme flamand. Sa famille était nombreuse mais pauvre. Karel commençait à travailler à l’âge de 14 ans. Il voulait devenir coureur mais n’en avait pas le talent, alors il a trouvé sa vocation de journaliste du cyclisme et au mois de septembre de l’année 1912 il créa le journal sportif ‘Sportwereld’. Huit mois plus tard il lança le Tour des Flandres - une course à travers les deux Flandres – en soutien publicitaire de son journal. Plus tard il est devenu éditeur et propriétaire de ‘Sportwereld’ . En 1939 ‘Sportwereld’ a été repris par Het Nieuwsblad. Karel y travailla jusqu’à la fin de sa vie en 1961.
Karel Van Wijnendaele était un narrateur passionné. Avec son style extraordinaire, il savait enthousiasmer les foules, es gens adoraient ses histoires, relatant les actes héroïques des coureurs flamands en Belgique et à l’étranger. Son langage était celui du peuple. Il ne craignait pas les excès. Monsieur Tout-le-monde adorait ses articles et en prenait exemple pour lutter contre la pauvreté et l’oppression. Par son amour du cyclisme, il trouva sa mission. Karel ouvrait la marche vers une conscience flamande plus grande. Ainsi il donnait de l’importance à la lutte internationale de ses coureurs flamands, taillés dans le granit. Van Wijnendaele se rendait compte que le cyclisme avait beaucoup à offrir dans le domaine commercial… s’il tenait les rênes soi-même.
Il était: journaliste en cyclisme, éditeur de journaux, organisateur de courses, commentateur à la radio, directeur d’un vélodrome, dirigent à la Royale Ligue Vélocipédique Belge, responsable des sélections, manager, …
Dans les années ’20 Karel et ses Flandriens visitaient les pistes de Bruxelles, Amsterdam, Paris et Berlin. En plus, il arrangeait des contrats pour les six jours à New York et Chicago. On annonçait les Flandriens comme ‘des hommes qui mangent de la viande crue’. En réalité, ils étaient des sparring-partners idéaux pour les pistards américains.
Il y a un monument à l’honneur de Karel dans la rue Ronde van Vlaanderen sur le Quaremont, une pente très dur dans le Ronde.